To be or not to be (2)!

Emploi, croissance, récession, déficit … la crise est partout et s’invite, chaque jour, un peu plus dans notre quotidien : Comment réduire l’endettement des pays européens ? Comment retrouver la croissance dans notre pays ? Un renouveau industriel est-il possible ? La Grèce peut-elle sortir du marasme économique ? Doit-on ou non lui faire quitter la zone Euro ? Comment s’opposer à la spéculation des marchés boursiers ? Qui est ce trader fou qui a fait perdre 2 milliards de dollars à UBS en septembre dernier ?

Face à un avenir aussi incertain, et devant l’incapacité désolante de nos politiques à expliquer la situation aux Français, LCDL se devait de sortir de sa légèreté habituelle pour reprendre la barre d’un bateau sans capitaine et servir de guide à tout un peuple.

Malheureusement, La Connerie du Lundi ayant elle-même subit de plein fouet les ravages de la crise économique, notre unité spéciale d’investigation vient d’être réduite au seul rédac’ chef … je ne pourrai donc traiter, à regrets, qu’une seule de ces questions à la fois. Un tirage au sort rigoureusement aléatoire et sous contrôlé d’huissier a désigné la toute dernière pour ouvrir le bal. Qui est donc ce trader fou qui a fait perdre 2 milliards de dollars à UBS en septembre dernier ? 
« A 31 ans, ce Ghanéen d’origine avait jusque là affiché un parcours sans faute, bel exemple de méritocratie dans la haute finance. Fils d’un employé des Nations Unies, Kweku Adoboli a grandi près d’Accra avant de suivre son père au gré de ses postes en Israël, en Syrie et en Irak. Pour ses études secondaires, il est envoyé dans un chic pensionnat privé d’Angleterre, où il a laissé le souvenir d’un élève travailleur et sociable. Il ne suit pas la voie royale des universités prestigieuses mais obtient un diplôme en informatique à l’université de Nottingham. Jeune diplômé, Kweku Adoboli entre chez UBS à Londres en 2006 comme stagiaire puis est embauché au back office, où il acquiert la connaissance de l’architecture des deals financiers. Il est ensuite transféré à un desk de trading, spécialisé sur les produits dérivés sophistiqués. Le trader habitait dans un quartier tendance de l’East End, non loin du siège de sa banque près de Liverpool Street. Jusqu’à l’an dernier, il louait un loft de 300 m2 où il donnait régulièrement des soirées mémorables avec DJ et alcools à profusion. Fêtard, amateur de jolies filles, de vins fins et passionné de foot, c’est aussi aux dires de ses amis, collègues ou voisins, un garçon très élégant, attentionné et généreux. »

Et ne venez plus dire que vous ne comprenez rien à tout cela !

« Il ne peut pas y avoir de crise la semaine prochaine : mon agenda est déjà plein ! 
– H.Kissinger. »

Bon lundi !

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