L’été des moustiques

Des dizaines d’étés gâchés, des centaines de vacances ruinées, des milliers de nuits écourtées, il était temps pour LCDL de prendre la plume pour dénoncer l’un des pires fléaux que la Terre ait jamais porté : les moustiques !

Non, je ne me calmerai pas, ça n’a que trop duré ! Vous ne vous êtes jamais demandé, vous, pourquoi les moustiques ne se contentaient pas de nous piquer, discrètement, dans notre sommeil ? Parce que ce serait trop facile ! Alors oui, évidemment, on aurait une petite démangeaison le matin au réveil mais quelques jours plus tard, ce ne serait plus qu’un mauvais souvenir … non, le moustique est fourbe, joueur, il ne veut pas juste du sang, il veut un duel : alors il te rôde autour tel un torero pendant plusieurs minutes, comme s’il avait besoin de se mettre en appétit avant de passer à table, il s’approche délicatement pour siffler au creux de ton oreille et te rappeler sa présence … puis il attend patiemment que tu allumes une première fois la lampe de chevet dans un demi-sommeil, et, à peine éteinte, vient te provoquer de nouveau ! Et c’est seulement à ce moment précis, quand il sent que sa victime est suffisamment réveillée et agacée, qu’il plante sadiquement sa première banderille !

Première, parce que, croyez-moi, ce ne sera pas la dernière ! Oh non, rappelez-vous : le moustique est un chasseur, un carnassier et il prend du plaisir à jouer avec sa proie ! Plutôt que de se rassasier une bonne fois pour toutes, l’horrible animal préfère largement picorer, par petites gorgées, et te piquer 10 ou 15 fois en remontant le long de la cuisse, ou pire, sur la paupière ou sur le lobe d’oreille, s’assurant du même coup que tu te souviennes de lui le lendemain ! Incroyable, non ? Quand vous avez faim, vous mangez un petit bout de chacun des biscuits du paquet, vous ?

Et, ce n’est pas tout ! Vous l’avez déjà remarqué, j’en suis sûr, le moustique prend un malin plaisir à foutre la merde entre les humains ! Plutôt que de venir piquer un peu tout le monde, équitablement, il préfère largement désigner méticuleusement une victime et s’acharner sur elle ! C’est à croire que l’injustice et l’humiliation donne ce petit goût « maison » en plus à son festin du jour …

« On ne compare pas un moustique à un éléphant. Proverbe grec. » Parfois, je me demande ce qu’on ferait sans les Grecs … En attendant, c’est les Belges qui doivent se sentir moins seuls !

Bon lundi !

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